Intervention en Thérapie Sociale

Thérapie sociale

Quelle est l’origine de l’Intervention en Thérapie Sociale?

Elle découle de la Thérapie sociale inventée par Charles Rojzman, dont le but est de soigner la coopération entre les êtres humains pour recréer de l’intelligence collective, retisser des liens entre des groupes et des milieux divisés ou isolés et renforcer la cohésion sociale et une vie collective démocratique(*).
La Thérapie sociale a pour vocation de soigner et c’est en ce sens «une thérapie des liens sociaux»(**).
S’appuyant sur des principes de la Thérapie Sociale, thérapie des liens, l’Intervention en Thérapie Sociale se déroule dans l’« ici et maintenant ».
Une des finalités est de développer et renforcer le lien et la coopération, d’un groupe, d’une équipe faisant face à des tensions, des situations critiques, des blocages…

Ce que nous faisons tout au long d’une Intervention

Nous accompagnons un groupe dans la compréhension et le dépassement des obstacles qu’il a à surmonter.

Nous créons les conditions nécessaires – motivation et confiance – pour avancer plus sereinement vers la coopération.

Nous offrons un cadre sécurisé pour traverser les conflits, en encourageant l’expression des divergences et une confrontation au réel.

Cela permet à chacun de prendre conscience de sa part de responsabilité.

Nous définissons un objectif précis comme une action concrète (création) qui mobilise l’expertise de chacun.

Enfin, notre intervention s’appuie sur une réflexion préalable de notre propre motivation.

Avec qui et Pourquoi ?

principes de la thérapie sociale

Une Intervention en Thérapie Sociale repose sur l’idée qu’il existe un besoin de changer quelque chose et qu’il y a une tension ou un malaise suffisamment significatif pour motiver les participants à résoudre le problème.

Cela s’applique aussi bien à un groupe, à un petit noyau de personnes, qu’à un individu seul.

L’essentiel, dans la constitution du groupe, est de réunir des personnes, chacune détenant une part de la solution au problème.

Les étapes d’une intervention

Dans une Intervention en Thérapie Sociale, on distingue 5 grandes étapes. Les trois premières sont conçues pour recréer du lien, pour ensuite, sortir progressivement des tensions et aborder les conflits lorsqu’ils sont présents. Une fois les conditions de coopération en place, le groupe avance progressivement pour trouver ses solutions.

La première étape est de définir, en collaboration avec différents acteurs, un objectif réaliste et atteignable dans le temps imparti. L’intervenant doit également prendre en compte les contraintes et identifier les besoins afin d’assurer un cadre sécurisé et confidentiel.
Ce premier temps se termine par une présentation du projet, au début de l’intervention avec le groupe.
La seconde étape est l’écoute des besoins des participants, et aussi de leurs doutes ou craintes face à l’objectif présenté. La finalité est d’aboutir à un contrat commun qui sert de guide tout au long de l’intervention.
A noter que l’intervenant n’est pas un expert du sujet. Son contrat avec le groupe est de mettre en œuvre le processus pour que le groupe atteigne l’objectif.


La troisième étape est la constitution du groupe. Ce sont des exercices pour favoriser un climat de confiance en allant à la rencontre de personnes vers qui nous n’irions pas spontanément.
La quatrième étape dont les exercices sont là pour favoriser l’expression de divergences, est devenu possible dans un climat de confiance et sécurisé.
La cinquième étape, chacun ayant pris conscience des raisons des difficultés, c’est le temps où la coopération et l’intelligence collective se met en place.

Un cadre et des règles

L’Intervention en Thérapie Sociale nécessite la présence obligatoire des personnes qui détiennent les informations clés. Ceci est différent de l’idée d’avoir simplement des volontaires.
La deuxième règle est la liberté de participation, tant pour les exercices proposés que l’absence de normes de comportement strictes.

Trop souvent, la règle de bienveillance empêche les participants d’exprimer le négatif, qui est pourtant le reflet de leurs besoins. Cela rend la règle de confidentialité particulièrement importante.
La présence du dirigeant n’est pas toujours possible, car elle peut inhiber la parole, notamment par crainte que les informations soient utilisées à d’autres fins.
Dans ce cas, le groupe doit définir un mode de restitution adapté vers le dirigeant, qui doit aussi être préparé à recevoir tous les retours.

La spécificité de l’Intervention en Thérapie Sociale réside dans la capacité à transformer les obstacles à la coopération, même en situation de tension.

C’est dépasser les freins relationnels et les blocages de la communication qui empêchent cette intelligence collective, à tous les niveaux de l’organisation.

Ceci par des compétences spécifiques en matière d’accompagnement des conflits, de prise en compte des résistances, des émotions, des tensions et des divergences entre personnes.

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(*) En savoir plus : L’Institut Charles Rojzman
(**) Source à lire : La thérapie sociale (Charles Rojzman, Igor Rothenbühler, Nicole Rothenbühler)